PAROLE

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Né à Bruxelles, Belgique en 1982.
Vit et travaille à Bruxelles, Belgique.

Peintre, performeur et sculpteur, autodidacte issu du graffiti, PAROLE est un artiste qui refuse l’assignation des pratiques, des étiquettes, l’enfermement dans la posture d’expert ou de spécialiste. Il s’attache à la distorsion des signes, la phonétique et les mots, son travail est multiple, au carrefour des cultures, de savoir-faire et d’outils différents, au service d’une œuvre qui gravite toujours autour de l’écriture. PAROLE jaillit de manière spontanée du vide de la feuille, produit imprévisible de ses émotions et de l’entrechoquement des lettres qui machinent de la nouveauté.

Ce travail peut se déchiffrer comme une musique visuelle avec ses rythmes propres, ses symétries et ses silences. Les écritures spontanées qu’il développe ne peuvent être dissociées de ses flâneries urbaines et de ses divagations graphiques. Grâce à des enjeux toujours plus importants, il élève son graffiti au niveau de l’imagination et de la poésie, à mi-chemin entre la calligraphie et le logogramme. Il s’agit d’ d’inventer autant gestuellement que textuellement, de tordre, de déformer, de pétrir et de malaxer les lettres jusqu’à les rendre illisibles, opaques à toutes les lectures, résistantes à leurs statuts de codes, de conventions pour la communication intersubjective. Leurs obscurités ne signifient pas qu’elles sont vides de sens, bien au contraire, elles libèrent un espace d’interpellation et d’interprétation.

La dimension politique et publique de son art renvoie aux problématiques de la sémiocratie, de l’espace public et des paradigmes de notre temps. PAROLE conçoit son travail comme une histoire collective, avec ses rencontres, ses collaborations, ses partages et ses résistances, autrement dit, non pas comme un individu sans portes ni fenêtres, mais comme un être parlant tourné vers ses prochains et ses lointains. Ayant voyagé dans de nombreux pays : Brésil, Equateur, Liban, Bosnie, Irlande, Pologne etc… Ses voyages sont l’occasion de collaboration avec des artistes locaux et d’œuvres collectives autant dans les institutions que dans le milieu underground.

EXPOSITIONS CLES :

  • 2012 I Exposition White Wall Beirut Art Center, Beyrouth, Liban
  • 2012 I White Hotel, Bruxelles, Belgique
  • 2012 I Bibliothèque Royale de Bruxelles, Belgique
  • 2011 I M.U.B.E, Sao Paulo, Brésil
  • 2012Maison du livre, Bruxelles, Belgique
  • 2011 I Musée d’Ixelles, Bruxelles, Belgique
  • 2010 I Cosmopolis, Nantes, France
  • 2009 I Parc Chanot, Marseille, France
  • 2006 I Botanique, Bruxelles, Belgique

SOWAT

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Né en 1978 à Marseille.

Vit et travaille  à Paris en France.

SOWAT commence à peindre à 15 ans dans les rues de Marseille avec un groupe d’amis qui taguent les voies ferrées. Faisant toujours usage de la lettre c’est d’abord pour impressionner ses camarades que SOWAT prend ses premières bombes de peinture. Après avoir passé plusieurs années à taguer les rues, les autoroutes et les murs de sa ville natale SOWAT décide d’expérimenter le coté réellement artistique du graffiti dans les années 2000, réalisant des œuvres monumentales au Mexique, au Brésil ou en Argentine par exemple, exposant dans des galeries et institutions. Toujours à la recherche de nouvelles façons de jouer avec les lettres, SOWAT se tourne alors naturellement vers la calligraphie, en essayant d’adapter les styles et les techniques de cet art ancien à la robustesse des espaces en friches et des usines désaffectées où il aime à s’exprimer.

En rejoignant le groupe DMV il se lance dans un nouveau projet : celui de peindre sur toile ce que les rues lui ont appris que ce soit grâce à des tags en dripping, des lettres courbées, etc. En 2009, il rencontre LEK initiant alors un travail à quatre mains qui arrive à son point culminant avec leur projet « Mausolée ». Ce supermarché de 40 000 m² laissé à l’abandon et découvert par LEK qui devient le Saint Graal des deux artistes qui y invitent une quarantaine de confrères pendant près d’un an afin de s’approprier les lieux et qui été suivi du projet spécial « Dans les entrailles du Palais » au Palais de Tokyo.

EXPOSITIONS CLÉS :

  • 2013 I LEK, SOWAT, Dem189, Palais de Tokyo, Paris
  • 2013 I Dépaysement, Marseille
  • 2012 I The Wall Art Fair, Lyon
  • 2012 I « le Venin », Melbourne, Australie
  • 2011 I WIP Villette, Paris
  • 2011 I Tag’nTof, Paris
  • 2011 I Da Mental Vaporz, Toulouse
  • 2010 I Dans mes veines, Galerie de l’art de rien, Paris

Thomas CANTO

ThomasCanto-courtesyMagdaDanyszGallery-photo-JeromeCoton

Né en 1979.

Vit et travaille en France.

Thomas Canto traduit en peinture la vision qu’il a de son environnement. A l’enchevêtrement désorganisé de la vie urbaine, il oppose une vision technique, abstraite et dédoublée. D’un côté la ville, par pans de murs, ou par plans techniques, de l’autre l’humain dans toute son individualité.

C’est au collège qu’il commence à s’intéresser au graffiti. Il se met alors à créer différents types d’œuvre en se servant de techniques parfois étrangères au graffiti : collage, peinture à l’huile, modelage, sculpture, estampe japonaise, calligraphie… Son art est en perpétuel mouvement. A la recherche d’un équilibre permanent à travers des compositions basées sur des formes abstraites, Thomas Canto produit un travail précis, pointu et aiguisé, mettant l’accent sur la maitrise de la composition et de l’outil de travail. Il cherche à changer les données qui font les repères de l’œil dans l’espace, cela passe par des ajouts de volumes et de perspectives dans les espaces qu’il occupe.

Thomas Canto puise son inspiration dans ses rencontres avec la Ville et ses Habitants, en y insufflant  son style avec minutie et rigueur ; des murs recouverts de tags et d’affiches aux architectures irréelles de ses cités futuristes, de l’absence de toute trace humaine aux portraits éclatés. Adepte du travail de précision, la technique tient une place prédominante dans ses productions. Ses gestes, tout comme les matières et outils qu’il emploie évoluent en même temps que son œuvre, et c’est par l’expérience et le temps que son travail continue de gagner en netteté. La patience et la méticulosité dont il fait preuve  donnent un aspect quasi industriel à son traitement de l’architecture moderne, ou s’organisent les coulures et éclaboussures propres au graffiti en un ensemble à l’équilibre faussement aléatoire qui forme les visages de ses portraits.

EXPOSITIONS CLÉS :

  • 2012 I « Gravité B. ».Galerie Australe. La Réunion, France
  • 2012 I « Nobody else but you ». Opera Gallery, Singapour
  • 2012 I « Contemporary Art today ». Opera Gallery/Artwalk. Oslo, Norvège
  • 2011 I « Abstractions ». Opera Gallery. New-York, Etats-Unis
  • 2011 I « Black and White ». Opera Gallery. Séoul, Corée
  • 2011 I « Mix’art ». Fondation Clément. Martinique, France
  • 2010 I « Gb » ZMART Gallery. Cluj, Roumanie

YZ

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Née à Châteauroux, France en 1975.

Vit et travaille à Montreuil, France.

YZ, prononcé « eyes », est une artiste engagée à l’intuition et guidée par une envie d’humanité. Elle se fait connaître, dès 2003, grâce à la série Open your eyes, son premier projet urbain d’envergure utilisant la technique du pochoir, qu’elle décline sur plusieurs supports.

En effet, contrainte par cette technique, YZ cherche sa propre signature esthétique. C’est ainsi que le papier, l’encre de chine et le rouleau trouvent bientôt leur place au cœur de son travail. Avec une exigence extrême, YZ navigue à travers des projets au spectre large en se fiant à son instinct. Sans artifice, elle peint, colle et bombe tant des figures féminines des années 1900, que des paysages urbains, ou des portraits percutants qui font sens dans la lutte contre l’esclavage et pour les droits civiques.

Sa démarche s’inscrit de plus en plus dans une dynamique globale. Tour à tour affichiste, vidéaste, plasticienne, elle s’approprie un espace avec lequel elle forge une relation intime.

YZ devient l’une des figures majeures du Street Art en France. La jeune femme est rapidement reconnue comme l’une des artistes les plus en vogue et bénéficie aujourd’hui d’une reconnaissance internationale dans le milieu du street art avec des expositions à la Fondation Cartier, à l’institut de Prague ou bien encore au Grand Palais. À travers une esthétique intemporelle, YZ chemine à travers sa propre histoire et reflète notre époque et nos sociétés d’une lumière qui, pour douce, n’en est pas moins étonnamment fidèle. Dans la rue, la figure humaine et son lieu de vie reste le thème central de l’artiste. YZ tente ainsi de situer la place des êtres dans notre société, elle décrit et décrypte nos modes de vie à travers l’image mise en scène des habitants des villes qu’elle traverse.

Sans conteste, le travail d’YZ poursuit des thématiques dont la ligne directrice est le sujet le plus complexe et le plus captivant : l’humain.

EXPOSITIONS CLÉS : 

  • 2013 I Centre d’art de Moulinsart, France
  • 2012 I Musé Dupuy Mestreau, Saintes, France
  • 2010 I Biennale d’art contemporain, Moscou, Russie
  • 2009 I Fondation Cartier, Paris, France
  • 2009 I Institut Français de Prague, Prague, République Tchèque
  • 2008 I Stencil History X, Halycon Gallery, New York
  • 2007 I Palais de Tokyo, Paris

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Cédric Bernadotte

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Né en 1978 à Bourges.
Vit et travaille en France.
Cédric Bernadotte étudie à l’école d’art d’Aix en Provence.
Il intervient depuis 1999 dans l’espace urbain en réfléchissant sur la question des limites entre l’espace public et le privé, le mobilier urbain et notre présence dans la ville. Influencé par les travaux des situationnistes et du collectif Stalker1, il propose à partir de 2001 du mobilier éphémère dans des espaces urbains réalisés avec du cellophane industriel. Ses interventions sont des appropriations ponctuelles de l’espace destinées à tous. Il redonne ainsi des fonctions à des espaces inusités en créant des formes qui se greffent sur le mobilier préexistant afin de permettre aux passants de prendre le temps de s’asseoir, regarder, puis de repartir.
La rue est pour lui un lieu d’expérimentation qui doit être assimilé par les habitants. A chaque intervention Il propose des modes d’emploi pour réaliser soi-même ces interventions devant son immeuble, dans son quartier. Dans la lignée du « do it yourself » , il fournit de nouvelles techniques de ré-appropriation de l’espace en toute légalité. Cédric Bernadotte utilise différentes techniques de collages, scotches ou structures gonflables en créant des œuvres multifonctionnelles, adaptées et adaptables. Ultra légères, ses œuvres, manifestent son désir de concevoir la rue autrement.

EXPOSITIONS CLES :

  • 2009 I « Reconversion » à Pau avec AERA, France
  • 2008 I « Norapolis 6 » à Metz, Frrance
  • 2006 I « Réappropriations » et carte blanche à l’Akwaba,
  • 2004 I « Arts des lieux » avec Arènes à Marseille, France
  • 2002 I « Machines à visions » à La Garde, France
  • 2000 I « Fragments » et performance à Gênes, Italie
  • 2000 I « Fontena da vivere » à la fondation Peano3 à Cuneo, Italie

En savoir plus sur l’artiste

JEROME MESNAGER

Jerome Mesnager - courtesy Stephane Bisseuil - Galerie Magda Danysz (2)

Né en 1961 à Colmar, France.

Vit et travaille en France.

Jérôme Mesnager est un artiste français qui s’attache très tôt, dès le début des années 80, à l’art urbain.  Il grandit d’ailleurs dans l’immeuble où vivait Le Boul’ch, le plus célèbre des peintres de rue, rédacteur en chef de la revue “Chorus”. Très vite il assiste aux réunions de ce groupe d’artistes dont fait partie également Ernest Pignon-Ernest et Ben.

Après avoir suivie une formation à l’école Boule il fonde dans les années 1980 le groupe zig-zag : un groupe d’une dizaine d’artistes en « zig-zag dans la jungle des villes » qui décident d’occuper la rue par le graffiti ou le temps d’une performance artistique dans l’espace public ou des lieux désaffectés comme des usines. Au cours de cette même période nait « l’homme en blanc », signature stylistique de Jérôme. D’abord abstraite, exécutée à main levée, cette silhouette s’impose pour privilégier le geste et offrir une lecture immédiate. Ce corps déstructuré peint en blanc qui envahi les rues de Paris est rapidement reproduit à travers le monde, du Sénégal jusqu’à la grande muraille de Chine.

En parallèle de ce travail urbain, Jérôme Mesnager enseigne la menuiserie et expose dans des galeries son travail sur toile ou sur palissade. Les supports  se multiplient : des installations, des peinture sur tôles rouillées, le dos d’affiches, la céramique. Ses nombreux voyages, en Afrique, en Inde ou en Chine, marquent son œuvre qu’il nourrit sans jamais se défaire de ses corps blancs qui se multiplient sur son passage.

Jérôme Mesnager cherche à combler un vide, à donner à voir l’imaginaire. Pour lui la peinture de rue est plus qu’un mouvement d’art, c’est un mouvement perpétuel. Son but est d’agir sur la sensibilité: les immeubles délabrés sur lesquels il appose sa marque ne pourront pas être sauvés; on ne peut rien faire contre la spéculation immobilière, le monde qui nous entoure est très fort, cependant pour lui le plus bel hommage qu’on puisse rendre à ces vieilles pierres, à ces vieilles planches, est de leur donner le statut d’oeuvre d’art. Il s’agit donc de faire de la poésie avec ce qui va disparaître. Ses œuvres qui nourrissent la rue s’exposent également dans de nombreuses galeries et institutions depuis les années 1990, qui reconnaissent l’importance de Mesnager dans l’art contemporain, en tant que figure et précurseur du street art.

EXPOSITIONS CLÉS :

  • 2013 I  Galerie Art Jungle, Paris
  • 2012 I Corps blancs, morceaux choisis, Galerie Caplain-Matignon, Paris
  • 2011 I Musée en Herbe, Paris
  • 2010 I Galerie Studio 55, Paris
  • 1997 I Galerie Khan, Paris
  • 1990 I Galerie du Loft, Paris
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