PSY

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Né en 1969.
Vit et travaille à Paris.

Depuis 1984, Alexandre Stolypine dit Psyckoze Nolimit est un des piliers de la culture graffiti en France. Dans les catacombes de Paris (sculptures, peintures) ou sur les murs des villes du monde entier, il laisse son empreinte depuis 25 ans avec la même envie et une énergie intacte. Engagé pour la reconnaissance des cultures urbaines depuis de nombreuses années, il est à l’initiative de plusieurs espaces alternatifs dédiés aux arts urbains à Paris dont La Fonderie puis le 115 à Bagnolet, deux lieux de production et de diffusion des cultures urbaines au niveau international. Sa démarche artistique s’inscrit parallèlement dans l’espace public et en atelier. De New York à Puerto Rico en passant par Tokyo ou Bombay, il a ainsi réalisé plusieurs collaborations avec des institutions françaises comme l’ambassade de France à Tokyo (exposition No man’s land) ou encore avec Cultures France dans le cadre du festival Bonjour India en Inde, avec l’ambassade des Etats- Unis dans le cadre du projet de fresques murales Mural Art Program de Philadelphie.

Protéiforme, son travail en atelier trouve son inspiration dans l’environnement urbain. Il découle des codes du graffiti. Tags, coulures se superposent dans ses oeuvres abstraites. Ses toiles plus figuratives mettent en scène des personnages sans visages, réalisés d’un trait lâché comme une signature, avec la même dynamique qu’un tag. Psyckoze réalise aussi un travail en volume (sculptures, mosaïques). Depuis deux ans, il s’est lancé dans la réalisation de films courts de type « stop motion » mettant en perspective ses interventions dans l’espace public, urbain ou rural.

En 1992, il participe à la première exposition organisée par la galerie Magda Danysz à Paris sur l’art urbain. Depuis, il expose régulièrement son travail sur toiles ou ses sculptures dans de nombreuses galeries (Galerie du Jour Agnes B, Galerie Matignon Leadouze, Galerie Pierre Cardin, Studio 55 à Paris, Galerie Carmichael à Los Angeles…) dans le cadre d’expositions personnelles et collectives.

Ses oeuvres ont également été vendues dans le cadre d’une vente aux enchères Bergé et Associés. En 2009, il a participé à l’exposition internationale « Tag au Grand Palais », organisée par Alain- Dominique Gallizia, qui réunissait 150 graffiti artistes du monde entier.

Vers la vidéo de PSY réalisée aux Bains

EXPOSITIONS CLES :

  • 2013 I Les Petits Papiers, Galerie Ligne 13, Paris, France
  • 2010 I Galerie Australe : Boog’n Tag, Saint Denis de la Réunion
  • 2010 I Morning Glory, Wild Stylerz Gallery, Paris
  • 2009 I Exposition TAG, Grand Palais, Paris
  • 2009 I « No Man’s Land » Ambassade de France, Tokyo
  • 2009 I Studio 55 – «Tout feu, tout flamme», Paris, France
  • 2009 I Galerie du jour – Agnes B / Graffiti : Etat des lieux, Paris, France
  • 2006 I Seth Carmichael Gallery – Next, Los Angeles, USA
  • 2005 I La Fonderie – Homemade, Paris, France
  • 2004I La Fonderie – Autopsy, Paris, France
  • 2003 I Exposition Prise de tête, La Fonderie, Bagnolet
  • 2001 I Rétrospective Graffiti Galerie du Jour, Agnes B., Paris
  • 1992 I Galerie Magda Danysz, Paris

BIBLIOGRAPHIE

  • PSYCKOZE Collection Opus Délits Editions Critères.Paru en Juin 2009.
  • PARIS – DE LA RUE A LA GALERIE Nicolas Chenus et Samantha Longhi Editions Pyramid – 2011
  • MURAL ART Kiriakos Losifidis Ed Publikat Paru en 2008
  • In SITU Stéphanie Lemoine et Julien Terral Editions Alternatives Paru en 2005
  • Kapital, un an de graffiti à Paris Gautier Bishop et Julien Malland Editions Alternatives. Paru en novemebre 2000.
  • Graffiti in Paris Sybille Metze-Prou Schwarzkopf & SchwarzkopfParu en 2000.

FILMOGRAPHIE

  • Writers de Marc-Aurèle Vecchione- Resistance Films – Avril 2004
  • NEXT de Pablo Aravena – Art Allaince Amer – 2005
  • Dead Space – Marielle Quesney et Jean Labourdette – Double trouble Film – 2005

 

 

L’ATLAS

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Né en France en 1978.
Vit et travaille principalement à Paris.

L’Atlas commence le graffiti dans les années 90. Fasciné par le travail du trait et de l’écriture, il part étudier la calligraphie arabe traditionnelle au Maroc, en Égypte et en Syrie. Il s’intéresse tout particulièrement au koufi, écriture géométrique dont il transpose les codes dans l’alphabet latin, créant ainsi sa propre typographie.

L’Atlas expérimente plusieurs media tels que la photographie, la peinture ou la vidéo. Après avoir travaillé un moment dans le cinéma, où il apprend les techniques traditionnelles du montage et réalise quelques documentaires, il développe un univers pictural où toute lettre est considérée comme une forme, et toute forme comme une lettre. Peu à peu, la ville elle-même lui apparaît chargée de signes dont il collecte la trace presque abstraite avec un système d’empreinte.

Artiste méticuleux à la recherche d’une certaine pureté, tant dans la forme que dans l’usage parcimonieux des couleurs. La pensée orientale, selon laquelle la dualité est source de complémentarité, occupe une  place prépondérante dans sa vie et dans son art. C’est de là qu’il puise l’essentiel de sa démarche artistique. On observe en effet une dichotomie récurrente entre le blanc et le noir dans la majeure partie de ses compositions. Souvent comparé au mouvement contestataire italien de la fin des années 60, l’Arte Povera. il renonce, la plupart du temps, à un équipement lourd qui pourrait le rendre tributaire de l’économie et des institutions culturelles. Il accorde une grande importance au processus, et plus précisément au geste créateur

Son travail sur le logo et la calligraphie le mène vers d’autres formes d’intervention dans la rue. Il devient, avec Zevs une figure du courant post-graffiti et conçoit une série d’interventions urbaines comme le tracé de boussoles urbaines dont une face au centre Georges Pompidou, réalisée parfois au gaffeur, un de ses outils de prédilection. Une autre de ses techniques consiste à prendre des empreintes des plaques d’égout par contact. L’œuvre de L’Atlas se veut réconciliatrice, entre la ville et l’homme, l’extérieur et l’intérieur. Avec le temps, sa pratique artistique évolue, parallèlement à sa présence dans la rue, vers la conception d’œuvres qui résistent au temps, et qui viennent naturellement s’inscrire, de même que les affiches ou les boussoles au scotch s’inscrivent dans la ville, dans des lieux d’exposition adaptés, sans perdre pour autant l’esprit contestataire et subversif qui les caractérise.

EXPOSITIONS CLES :

  • 2012 I Au delà du Street Art. Musée de la Poste, Paris.
  • 2011 I L’ATLAS vs TANC. Alliance Française, New Delhi.
  • 2011 I Punitions. Skalitzers Contemporary. Berlin.
  • 2010 I Scope / New York Art Show, New York.
  • 2010 I Biennale des arts graphiques, Musée d’Art Contemporain de Perm, Russie.
  • 2010 I L’Atlas. Mois de la Photo Off, Galerie G, Paris.
  • 2009 I Né dans la rue – Graffiti. Fondation Cartier, Paris.
  • 2007 I I was here. Galerie Beaubourg, Paris.
  • 2004 I L’invention du monde. Centre Georges Pompidou, Paris.

Jacques VILLEGLÉ

JACQUES VILLEGLE  - Les Bains Douches - courtesy Galerie Magda Danysz - photo Stephane Bisseuil (1)

Né en 1926 à Quimper en France.
Vit et travaille à Paris, France.

Figure historique de l’art contemporain français, c’est en légende de l’action murale que Jacques Villeglé est venu un soir de mars par surprise visiter le projet des Bains accompagné des artistes LEK et SOWAT et de Sophie Duplaix qui les avait réuni, en février dernier, au Centre Pompidou, pour une conversation. Rencontre historique pour un lieu historique. Avec Futura 2000 et Popay, ce sont quatre générations d’activistes des rues qui se retrouvent dans la même pièce, aux Bains… Merci…

Jacques Villeglé, né à Quimper en 1926, a commencé en 1947, à Saint-Malo, une collecte d’objets trouvés : fils d’acier, déchets du mur de l’Atlantique… En 1949, il limite son comportement appropriatif aux seules affiches lacérées. Juin 1953, publication de Hepérile éclaté,  poème phonétique de Camille Bryen rendu illisible à travers les trames de verre cannelé de son partenaire intellectuel Raymond Hains. Février 1954, ils se mettent en relation avec le poète lettriste François Dufrêne qui les présente à Yves Klein, puis Pierre Restany et Jean Tinguely, avec lesquels sera constitué, en avril 1960, à Milan, le groupe des Nouveaux Réalistes, après leur participation commune à la première Biennale des jeunes de Paris.

Au préalable, en 1958, Villeglé, avait rédigé une mise au point sur les affiches lacérées intitulée Des réalités collectives, préfiguration du manifeste des Nouveaux Réalistes d’avril 1960, puis, il crée l’entité Lacéré anonyme en 1959. Releveur de traces de civilisation, et plus particulièrement lorsqu’elles sont anonymes, il a réuni à partir de 1969 un alphabet sociopolitique en hommage au Professeur S. Tchakhotine, auteur en 1939 de le Viol des foules par la propagande. Une  première exposition rétrospective consacrée aux graphismes sociopolitiques a été organisée par le musée Sainte-Croix de Poitiers en 2003.

En 2007, Jacques Villeglé entreprend un travail de sculpture s’attaquant à des techniques traditionnelles (bronze, verre) comme à des techniques industrielles (acier corten, inox poli miroir, fonte)

EXPOSITIONS CLÉS :

  • 2013 I Alan Koppel Gallery, Chicago, USA
  • 2012 I Rétrospective Jacques Villeglé, Musée d’Art Contemporain de Marseille, Marseille, France
  • 2011 I Jacques Villeglé, Décollages from 1960 to 2004, Modernism, San Francisco, USA
  • 2008 I Jacques Villeglé, La Comédie urbaine, MNAM – Centre Pompidou, Paris, France
  • 2004 I L’Art est fait par tous et non par un, Centre d’art contemporain, Istres, France
  • 1990 I Des emplacements réservés à l’affichage sauvage, Musée d’Art Moderne, Collioure, France
  • 1986 I Forty Years of Modern Art, Tate Gallery, Londres, UK
  • 1957 I Hains, Villeglé, Loi du 29 juillet 1881, Galerie Colette Allendy, Paris, France

ASH

ASH - courtesy Galerie Magda Danysz - credit photo Stephane Bisseuil (11)

Né en 1968 au Portugal.
Vit et travaille à Copenhague.

ASH, aussi appelé Victor Ash est un artiste urbain parisien qui a commencé sa carrière à travers le graffiti dans les années 1980. Membre du célèbre collectif de graffeurs les BBC (Bad Boys Crew) avec JAYONE, SKKI puis JONONE, il fait partie de cette génération pionnière du street art en Europe qui a profondément marquée le mouvement. Il est parmi les premiers à peindre sur le terrain vague de Stalingrad.

Inspiré par le graffiti New Yorkais, il se démarque rapidement par un travail personnel s’attachant à son identité propre, celle de sa culture, de ses expériences tout en gardant l’énergie de cette communication directe avec le spectateur, possible grâce au médium du graffiti.

ASH travaille principalement en environnement urbain où ses œuvres peuvent être vues de tous, même de ceux qui ne les cherchent pas. En ce sens, son travail est démocratique et inévitable, il se manifeste sous forme de déclaration publique totalement en phase avec sa vision de l’art. La plupart du temps cela consiste en un visuel simple, attirant l’attention du passant de façon efficace et déterminante, et qui persiste un moment dans l’esprit de ce dernier pour le faire réfléchir et réagir. Il ne cherche pas à donner une réponse, mais met l’accent sur actualité qu’il essaie de stimuler.

Son travail participe d’une réflexion sur la nature humaine et  oblige le spectateur à s’interroger sur les sujets qu’il évoque. Problèmes sociaux, espace urbain, nature, quête de l’identité, contre-culture. Avec son style de pochoir brut et son utilisation de figures aux allures vertigineuses qu’il adapte sur différents supports : murs, papier ou verre, ASH a développé une nouvelle signature dans laquelle il ne cesse de se renouveler. Son travail a été présenté dans le monde entier, de Tokyo à Berlin en passant par New York.

EXPOSITIONS CLÉS :

  • 2012 I Victor Ash, Gallery GZ, Paris, France.
  • 2011 I Tree Children, Wedding walls projects, Berlin, Allemagne.
  • 2011 I Paris Forever, Galerie Magda Danysz, Paris, France
  • 2009 I Look at me, look at you. commissioned by Kirchentag and the Weserburg Museum, Bremen, Allemagne.
  • 2008 I Car mountain Palais de Tokyo, Paris, France
  • 1992 I Urban Art, Galerie Magda Danysz, Paris, France
  • 1989 I Galerie du Jour Agnès B, Paris

LUDO

LUDO - Les Bains - courtesy Stephane Bisseuil (1)

Né dans la banlieue de Paris.
Vit et travaille principalement à Paris.
Ayant étudié l’art à Milan, l’artiste français Ludo commence son parcours artistique par le tag.

Aujourd’hui il réveille l’espace urbain en rappelant la nature dans la ville.  Son travail souvent appelé Vengeance de la Nature, relie le monde des plantes et des animaux avec notre univers technologique dans une certaine «quête de la modernité ». Il parle de ce qui nous entoure, ce qui nous touche et tente de mettre en évidence une sorte d’humilité.

Sur de grandes affiches placardées sur les murs délaissés de nos villes, il marie éléments technologiques et images organiques pour donner vie à toute sortes d’insectes: papillon électronique, abeille équipée d’un masque à gaz, mouche tsin-tsing, ou encore véhicule blindés associés à des plantes carnivores…Ces œuvres, dessinées avec la précision des illustrations botaniques sont à la fois élégantes et féroces. L’univers qu’il est dominé par le vert, une couleur qu’il aime autant qu’il la mésestime et qui lui permet de combiner le chaos mécanique à la nature.

S’engageant de plus en plus dans des projets audacieux, le travail de Ludo aspire à nous secouer et dénonce le refus de faire face à la dégradation de la société. Dans ses projets, il confronte le regard des passant aux évolutions technique en rapport avec les éléments organiques, mais aussi leur réaction face à la consommation en détournant par exemple les publicités de grandes marques pour dénoncer les messages outrageusement esthétiques et superficiels qu’utilisent ses marques pour vendre leurs  produits. Il cherche à exprimer dans son œuvre le caractère illusoire et dangereux, voire même éphémère du règne de l’humanité sur cette planète et s’interroge sur la place de l’être humain dans ce monde.

Exposé depuis peu, l’artiste français s’impose rapidement aux Etats Unis et en particulier a Los Angeles, Chicago et New York.

EXPOSITIONS CLES :

  • 2013 I Ex Situ, Centre Pompidou, Paris, France
  • 2012 I Au-delà du street art, Musée de La Poste, Paris, France
  • 2012 I L.A. Freewalls Inside, LALA Gallery, Los Angeles, USA
  • 2012 I Le Punk Français, Moniker Art Fair, Londres, UK
  • 2012 I Nature’s Revenge, Wunderkammern, Rome, Italie

NASTY

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Né à Paris ne 1974.
Vit et travaille à Paris, France.

NASTY commence en 1988 le graffiti et se distingue rapidement en peignant d’imposantes pièces hautes en couleur sur les métros parisiens. Apôtre de la première heure du graffiti parisien, il a largement contribué à la reconnaissance du mouvement dès ses premières heures. Rapidement, au début des années 90, il est aussi exposé en galerie, mettant déjà en valeur les chocs de couleurs qui font sa signature. En 2000, il commence à peindre sur les plaques émaillées du métro parisien, intervenant sur un élément incontournable de la signalétique urbaine. Il souligne à l’époque la difficulté d’intervenir sur un signe fort et déjà graphiquement très étudié. Cohérence, harmonie mais aussi contrastes et impact visuel immédiat sont les buts rechercher de ses lettrages, perpétuant ainsi l’esprit originel du graffiti.

Son parcours depuis 1988 a été retracé dans un livre publié aux éditions Alternatives: «Nasty & Slice, Artistes en cavale». Plus récemment, Arte lui a consacré un documentaire de 26 minutes, dans l’Art & la Manière, visible sur Youtube et DailyMotion

EXPOSITIONS CLÉS :

  • 2012 I Improvisations et compositions Galerie Hélène Bailly, Paris, France
  • 2012  I French Invasion, Castanier Gallery, Los Angeles, USA
  • 2012 I Galerie Celal, Paris, France
  • 2009 I Tag au Grand Palais, Paris, France
  • 2000 I Nasty & Slice, Galerie Magda Danysz, Paris, France
  • 1992  I Urban Art, Galerie Magda Danysz, Paris, France

en savoir plus sur l’artiste

9EME CONCEPT

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Collectif d’artistes transdisciplinaires installés à Montreuil, le 9ème Concept a mis au point un processus de création original qui allie graphisme, peinture, collage, musique, street art, happening… Ces trois membres fondateurs, Stephane Carricondo, Ned et Jerk 45, œuvrent depuis plus de 20 ans à la réalisation de projets artistiques collectifs, pour rendre l’art accessible à tous.

Installation Scratchpaper

Concept artistique collectif, le scratchpaper est une installation composée de créations individuelles imprimées en grands formats, superposées puis recomposées. Notamment inspiré de l’oeuvre de Jacques Villeglé pour esthétisme de ses affiches lacérées, ce concept joue sur les jeux de recouvrement, de foisonnement, de cadrages aléatoires pour laisser apparaitre la beauté, abstraite, d’une œuvre collective.  Ici Stéphane Carricondo, Ned, Jerk, Alexandre D’Alessio, Romain Froquet et Clément Laurentin ont investi une pièce des Bains Douches. En huit clos, les univers individuels se répondent et s’entrechoquent pour une œuvre qui tire sa puissance du collectif.

Stéphane Carricondo

Après avoir suivi une formation en arts graphiques, Stéphane Carricondo fonde le collectif 9e Concept avec Jerk 45 et Ned. Son œuvre tout entière est un hommage à l’humain. Une quête artistique introspective, mais aussi sa manière de décrypter l’autre. A travers ses visages, striés par des lignes fermées, il  cherche à exprimer la cartographie d’un territoire intérieur.
Certaines photographies anthropologiques africaines et amérindiennes ont beaucoup nourri son travail, habité par cette quête perpétuelle de faire passer des émotions et surtout de révéler cette part d’humanité que nous partageons tous, bien au delà de la barrière des apparences.

Ned

Né en 1971, Stephane Nedellec allias Ned vit et travaille à Paris. Il suit une formation en arts graphiques avant de fonder, en 1990, avec Stephane Carricondo et Jerk 45, le 9eme Concept. Ned joue avec une multiplicité d’influences. Ses origines bretonnes ont forgé son trait qui évolue sans cesse. Ainsi, les motifs entrelacés abondent, déclinés en volutes, spirales, ou labyrinthes complexes.
Ses recherches artistiques sur le visage humain, ses expressions et son esthétisme, donnent aux images de Ned des atmosphères inédites. En croisant photographie, dessin et peinture, il créé des personnages à la frontière du réalisme et de l’abstraction. Aujourd’hui, il aspire à développer cette inspiration issue de la bande dessinée pour donner une dimension narrative à son travail.

Jerk 45

Après avoir suivi une formation en arts graphiques, Jerk 45 fonde le collectif 9e Concept avec Stéphane Carricondo et Ned. A travers un univers fantasmagorique, coloré et foisonnant, Jerk nous conduit dans les tréfonds de son imaginaire, réussissant à y conjuguer l’esprit caustique des années punk, son enthousiasme ému pour les seventies et les fêlures de l’enfance. Dans cette jungle intérieure, ses chimères, mi-animaux mi-robots qui arpentent chacune de ses œuvres, jouent les courroies de transmission de ses angoisses et de ses obsessions. Grâce à ses collages issus de magazines rétros dont il fait la collection, il évoque l’ancien, pour mieux parler du présent.

Romain Froquet

Né en 1982, Romain Froquet vit et travaille à Paris. Il s’est révélé artistiquement au sien du 9eme Concept qu’il intègre en 2000. Sa ligne est alors figurative, principalement axée sur des portraits et des masques africains. Ses influences et inspirations sont issues de l’art tribal, africain et sud-américain. Progressivement, son trait évolue et tend vers l’abstraction et le travail de la couleur. Les rares élèments figuratifs encore présents font référence à des symboles auquels l’artiste tient, tel que les yeux, miroir de l’âme pour l’artiste, ou encore la porte qui représente toutes celles qu’il a ouvert au travers de collaborations artistiques, rencontres, voyages, qui ont contribué à nourrir son inspiration. L’arbre est aussi un symbole fort et récurrent du travail de l’artiste, à l’image de la série « Urban Tree ». Ce projet qu’il associe à l’évolution naturelle de sa ligne a une forte empreinte végétale et matérialise l’importance qu’il accorde à tout ce qui a trait à nos racines.

Alexandre d’Alessio

Alexandre D’Alessio a grandi dans les rues de Marseille avant de rejoindre Paris où il fera ses armes d’artiste au sein du 9eme concept. Alexandre d’Alessio, dixit La rustrerie, développe un univers illustratif fort, inspiré de la bande dessinée. Sa ligne, à vif, fragile, sensible, parfois éclatée, esquisses ses personnages. Ecorchés vifs, personnages en marges, Alexandre traduit ses émotions par des expressions, des attitudes. Les postures sont tantôt prostrées, recroquevillées, tantôt provoquantes, les visages sont parfois grave, soucieux, tourmentés. De son enfance passée au milieu des zones industrielles, il en garde un goût fort pour les mécanismes. Des personnages hybrides, tout droit sortis d’un imaginaire emprunté à d’anciennes revues techniques lui permettent de révéler une autre dimension de son travail: un univers presque chirurgical où l’artiste décortique, démonte et redessine, corps et personnages.

Clément Laurentin

Après des études d’arts appliqués à l’école Boulle, il rejoint le 9ème concept en juin 2001. Dans son travail, Clément développe plusieurs lignes graphiques et sémiologiques, parfois très distinctes, qu’il tente de faire cohabiter, comme autant de facettes d’une même personnalité. Ses dessins peuvent être réfléchis ou spontanés, ses portraits ancrés dans le réel ou relatifs à une imagerie onirique, mais avec un soucis permanent de jouer avec les contraires et d’en faire jaillir l’inattendu. Ses univers de prédilections que sont la musique, l’univers du street art, les typographies, mais aussi le métissage sont autant de thèmes qui inspirent ses créations. Planant, imaginatif, positif et curieux de tout, ses traits de personnalités ressortent beaucoup dans ses œuvres, bouillonnantes d’énergie et de bonne humeur.

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