GILBERT1

Gilbert1 - courtesy Galerie Magda Danysz - photo Stephane Bisseuil (1)


Né à Epinal en 1980.
Vit et travaille entre Epinal, Nancy et Paris

Gilbert1 est un touche à tout issu de la culture graffiti/street art, un plasticien qui travaille dans la rue et les lieux abandonnés comme en atelier. S’étant exercé longtemps à la calligraphie et la typographie, il s’exprime désormais par des figures abstraites et déstructurées qui représentent les traces d’une société décadente, utilisant différentes techniques comme la peinture, la sérigraphie, la sculpture, l’installation, la vidéo. Il a développé un univers d’apparence chaotique, brut et authentique, dynamique et puissant, lié à une recherche de mouvement et de déformation de l’espace, qui symbolise une forme d’urgence.
Récemment il a réalisé un film en stop motion ‘Inside’ et un musée à ciel ouvert de 1200m2 dans un lieu abandonné à Nancy. En décembre 2012, son travail a été présenté à l’exposition de groupe Graffuturism à Los Angeles.

EXPOSITIONS CLÉS :

  • Société des Arts du Forez à St Etienne, France
  • « 400ml » – Maison des Metallos à Paris, La Lune en Parachute à Epinal, France
  • « No Borders » – Galerie Frichez-nous la paix à Paris, France
  • « Mausolée » de Lek et Sowat à Paris, France
  • Musée à ciel ouvert « The Broken Project » dans un lieu abandonné à Nancy, France
  • Graffuturism – Artshare LA/ Soze Gallery à Los Angeles, USA

DEM189

DEM189 - courtesy Galerie Magda Danysz - Les Bains - photos Stephane Bisseuil (5)

Vit et travaille à paris.

Dem189, alias Monster, est un writer de la région parisienne membre des 90DBC, LBD et TCP. Son style se renouvelle sans cesse grâce à sa capacité de s’approprier diverses tendances et d’y apposer sa touche si particulière.

Participe actuellement avec LEK et SOWAT au projet Les Entrailles du Palais au Palais de Tokyo.

SETH

Seth - courtesy Galerie Magda Danysz - photo Stephane Bisseuil (5)

Né à Paris en 1972.
Vit et travaille à travers le monde.

Julien Malland, aka Seth, adopte son pseudonyme en commençant à peindre sur les murs de la capitale au milieu des années 90 en pleine explosion du mouvement graffiti. Spécialisé dans la réalisation de personnages, il collabore à la réalisation de nombreuses fresques à travers toute l’Europe. En 2000, fraîchement diplômé de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs, il publie avec Gautier Bischoff «Kapital», livre français sur le graffiti le plus vendu jusqu’à aujourd’hui. Ils créent par la suite la maison d’édition « L’œil d’Horus » et la collection « Wasted Talent » première série de monographies d’artiste graffiti. En 2003, Il parcourt le monde dans l’intention de partager des expériences artistiques avec des street artistes issus de cultures différentes. Il s’ouvre ainsi à de nouvelles manières de vivre et de pratiquer la peinture urbaine. De ce voyage de neuf mois, il tire un livre Globe-painter (prix spécial du jury au festival du carnet de voyage de Clermont-Ferrand 2007) qui retrace son périple à la façon d’un carnet de voyage. En 2009, il réitère l’expérience avec Tropical Spray qui réunit ses collaborations au Brésil avec les artistes locaux les plus talentueux. Julien Seth Malland est un touche-à-tout, aux multiples facettes dont le travail se nourrit de ses expériences d’éternel voyageur, de ses préoccupations sociales et de son amour pour les cultures populaires. La série Globe-Painter nous fait à chacun de ses épisodes découvrir un lieu par le prisme de son art urbain. En partant à la rencontre d’artistes originaux, Julien Seth Malland nous permet d’appréhender les richesses artistiques, culturelles et populaires d’un pays ; une manière de voir le monde en couleur et de voyager différemment.

PHILIPPE BAUDELOCQUE

Baudelocque - courtesy Galerie Magda Danysz - photo Stephane Bisseuil (4)

Né à Yerres en 1974.
Vit et travaille à Paris.

« Lorsque l’on découvre le travail de Philippe Baudelocque, tout laisse penser  à du street art. L’ensemble des ingrédients semble réuni : un artiste ayant choisi la rue pour y exposer des oeuvres caractérisées par leur forme atypique et durée de vie très éphémère. Baudelocque, lui, ne se reconnait pas dans ce mouvement. Aucune satyre de la société ne se dégage de ses oeuvres et s’il devait y avoir un questionnement, il dépasserait celui du cadre urbain et mettrait l’accent sur les éléments qui constituent le vivant et cela de manière universelle.

Né à Yerres en 1974, Philippe Baudelocque débute sa carrière artistique dès l’adolescence en s’essayant au graffiti. Connu sous le blaze « Fusion », l’artiste finira par délaisser crews et bombes de peinture pour un art plus  figuratif. Diplomé de l’école Nationale Supérieure des Arts décoratifs à Paris, il débute en 2009, « Cosmic Animals », une série de fresques représentant la faune. Le concept voit le jour rue du pont aux choux, dans le troisième arrondissement, alors que l’artiste se promène et repère une devanture à l’abandon. Après avoir obtenu l’accord du propriétaire, Baudelocque, muni d’une simple craie blanche, donne vie à un premier animal sur un mur reconverti en tableau noir.

De son expérience de graffeur, l’artiste a gardé la présence du mur en y apportant un tracé sophistiqué. Une esthétique que l’on retrouve dans l’anatomie de ses « animaux cosmiques » caractérisée par un amas de cellules représentant une dimension. Pour chaque dimension, Baudelocque crée un motif, offrant une oeuvre d’une complexité rare. Difficile alors pour les passants de ne pas s’arrêter pour admirer la multitude de détails qui compose chacun de ces animaux.

Un travail titanesque qui force d’autant plus l’admiration qu’il prend vie à partir d’une simple craie. La fragile existence d’une oeuvre au sein de l’environnement urbain, Baudelocque la renforce en choisissant ce procédé des plus éphémères. Bien qu’étant une contrainte propre du street art, l’artiste ne se reconnait pas dans ce mouvement. Sans aucune transgression ou vandalisme, les oeuvres se distinguent par leur absence de revendications tout en attirant l’attention sur des éléments qui dépassent la simple condition humaine.

Véritable électron libre, Philippe Baudelocque brille par sa singularité en livrant des oeuvres pleines d’humilité. »

par Mélanie Gentilhomme

EXPOSITIONS CLÉS :

  • 2012 I Galerie Géraldine Zberro, Paris, France
  • 2012 I Wild At Heart – Keep Wildlife In The Wild, Los Angeles – Usa
  • 2011 I Anno Domini Gallery, San Jose – Usa
  • 2011 I Volklinger Hütte, Allemagne – Germany
  • 2011 I Galerie Duboys, Paris, France
  • 2010 I Galerie Since – Upian, Paris, France
  • 2009 I Galerie Estace, Paris, France

RÉSIDENCES ARTISTIQUES :

  • 2009 I Mila, In Situ Bazancourt, Association Ouvre Les Yeux, France
  • 2008 I Fusion Forge, Méjannes-Le-Clap, France
  • 2001 I Fusion, L’écriture De L’arbre, Le Vent Des Forêts + Julien Colboc Meuse, France

COLLECTIONS :

  • Assurance Macif
  • Muséum d’Histoire Naturelle d’Orléans

NED + JERK 45 + STEPHANE CARRICONDO

9eme_Bains-douches-credit-Jerome-Coton-courtesy-galerie-Magda-Danysz-6 (2)

Alchimie est une grande série de portraits à 6 mains, splendides effigies de neuf femmes et hommes, étranges prophètes contemporains comme ressortis tout droit d’un musée d’ethnologie.

C’est Stéphane Carricondo qui commence les pièces en dressant de sa ligne sensible et ciselée, des portraits fiers de ces indigènes autrefois mis en cage. Il s’inspire notamment de l’Exposition Coloniale Internationale de 1931 qui s’est tenue Porte Dorée, dans le Bois de Vincennes, à quelques pas de l’atelier du collectif.

Ned pose alors ses mandorles, ses ornements, ses parures contemporaines. Les protagonistes échappent à leur destin de prisonniers, d’esclaves, pour prendre une dimension de nobles guerriers ou de visionnaires illuminés.

Quand Jerk 45 met la main à la patte, il bouscule toute cette hiérarchie bien organisée par ses collages, par la peinture de ses personnages et animaux délirants : un pape au long cou et à la tête de héron se déploie comme une femme girafe, des enfants coiffés de chapeaux de Zorro jouent à une guerre innocente. Cette dernière mise en images apporte aux tableaux une nouvelle narration, une nouvelle musicalité baroque et critique.

Déclinaison de cette toute nouvelle série à 6 mains, Stephane Carricondo, Ned et Jerk 45 présentent aux Bains Douches une installation intimiste et décomposée d’une de leurs œuvres, par jeux d’ombres et de lumières.

Stéphane Carricondo

Après avoir suivi une formation en arts graphiques, Stéphane Carricondo fonde le collectif 9e Concept avec Jerk 45 et Ned. Son œuvre tout entière est un hommage à l’humain. Une quête artistique introspective, mais aussi sa manière de décrypter l’autre. A travers ses visages, striés par des lignes fermées, il  cherche à exprimer la cartographie d’un territoire intérieur. Certaines photographies anthropologiques africaines et amérindiennes ont beaucoup nourri son travail, habité par cette quête perpétuelle de faire passer des émotions et surtout de révéler cette part d’humanité que nous partageons tous, bien au delà de la barrière des apparences.

Ned

Né en 1971, Stephane Nedellec allias Ned vit et travaille à Paris. Il suit une formation en arts graphiques avant de fonder, en 1990, avec Stephane Carricondo et Jerk 45, le 9eme Concept. Ned joue avec une multiplicité d’influences. Ses origines bretonnes ont forgé son trait qui évolue sans cesse. Ainsi, les motifs entrelacés abondent, déclinés en volutes, spirales, ou labyrinthes complexes. Ses recherches artistiques sur le visage humain, ses expressions et son esthétisme, donnent aux images de Ned des atmosphères inédites. En croisant photographie, dessin et peinture, il créé des personnages à la frontière du réalisme et de l’abstraction. Aujourd’hui, il aspire à développer cette inspiration issue de la bande dessinée pour donner une dimension narrative à son travail.

Jerk 45

Après avoir suivi une formation en arts graphiques, Jerk 45 fonde le collectif 9e Concept avec Stéphane Carricondo et Ned. A travers un univers fantasmagorique, coloré et foisonnant, Jerk nous conduit dans les tréfonds de son imaginaire, réussissant à y conjuguer l’esprit caustique des années punk, son enthousiasme ému pour les seventies et les fêlures de l’enfance. Dans cette jungle intérieure, ses chimères, mi-animaux mi-robots qui arpentent chacune de ses œuvres, jouent les courroies de transmission de ses angoisses et de ses obsessions. Grâce à ses collages issus de magazines rétros dont il fait la collection, il évoque l’ancien, pour mieux parler du présent.

EXPOSITIONS CLÉS :

  • 2013 I Stephane Carricondo, Ned, Jerk 45, Galerie Open Space, France
  • 2012 I Jerk 45, Solipsisme Seul avec soi-même, Espace Commines,  Paris, France
  • 2012 I Stephane Carricondo, Infini, L’Arrière Boutique, Paris, France
  • 2009 I Stephane Carricondo, Ned, Jerk 45, Mambo, Street Biennale de Rio, Brésil
  • 2008 I Ned, L’Arrière Boutique, Vos papiers svp, Paris, France
  • 2008 I Stephane Carricondo, Ned, Jerk 45, Exposition Peinture Fraîche, Centre Pompidou, Paris, France
  • 2003 I Stephane Carricondo, Jerk 45, Ned, Mambo, + guests, Sang 9, Centre d’Art en l’Ile de Genève, Suisse
  • 2003 I Hôpitaux Universitaires de Genève, Suisse
  • 2003 I Galerie La Santa, Barcelone, Espagne
  • 2003 I Stephane Carricondo, Jerk 45, Ned, Mambo, + guests, Sang 9, Kitchen Gallery, Bagnolet, France
  • 2002 I Stephane Carricondo, Jerk 45, Ned, Mambo, + guests, Sang 9, Galerie Magda Danysz, Paris, France
  • 1999 I Stephane Carricondo, Jerk 45, Ned, Urbaethnism, Galerie Paradis, Paris, France

ZLOTYKAMIEN

Zlotykamien - courtesy Galerie Magda Danysz è Les Bains - photo  Stephane Bisseuil (8)

Né en 1940.
Vit et travaille à Paris.

Artiste solitaire, dont l’art et les rares apparitions font de lui une référence unique, Gérard Zlotykamien est avec Daniel Buren et Ernest Pignon-Ernest, un des initiateurs de l’Art urbain en France.

Il commence à peindre en 1955 mais ses premières interventions dans la rue datent de 1963. Il dessine à la bombe des silhouettes fantomatiques dans l’immense chantier dit du « trou des Halles » à Paris. Son trait est reconnaissable entre tous, lignes noires chancelantes, vibrantes qui définissent une forme humaine en mutation. Les «éphémères» comme il les nomme sont des silhouettes sombres rappelant les irradiés d’Hiroshima. Elles évoquent les ombres humaines qui se sont imprimées sur les murs après l’explosion. L’artiste varie les supports des murs aux feutres issus de sommier dépecés où  il appose ses visage d’ombre dans lesquels ont peut lire les cris, la souffrance, l’espoir ou la vie. Très en marge du milieu de l’Art, Zlotykamien a peint ses éphémères dans de nombreuses villes du monde. Son œuvre s’affiche essentiellement dans des lieux voués à la rénovation ou à la destruction. Préférant définitivement les villes, lieux et matériaux symbolique de l’histoire des hommes aux voies plus classiques des musées, galeries et institutions, l’osmose entre l’appellation de son art et son mode d’exposition est totale.

EXPOSITIONS CLÉS :

  • 2012 I Porte d’un Mirador de Berlin, Galerie Incognito, Paris
  • 2011 I Cendres d’Éphémères, Galerie Incognito,Paris
  • 2007 I Le M.U.R., Paris
  • 1986 I Mémorisation, Galerie du Jour Agnès B, Paris
  • 1977 I Contradictions, Centre Américain, Paris
  • 1963 I Abattoir, Musée d’Art Moderne de Paris, France

APOTRE

APOTRE - Les Bains Douches - courtesy Galerie Magda Danysz - photo  Stephane Bisseuil (27)

Né en 1982.
Vit et travail principalement à Paris.

Apôtre est un artiste urbain actif sur la scène graffiti depuis 1998. Membre du groupe 1984, à l’origine du « Musée Imaginaire », une résidence artistique éphémère qui a eu lieu dans une ancienne usine EDF, investie par les artistes le temps d une nuit et ouverte au public le lendemain, Apôtre travail particulièrement sur les lieux que toutes formes de vie humaine ont délaissées, en y apposant une style graphique à la fois géométrique et abstrait, toujours régit par l’écriture.

Pratiquant passionné du tag et de la signature, il explore l’espace urbain à la recherche d’endroits nouveaux et singuliers pour s’exprimer. Petit à petit il s’éloigne des places visibles et prisés au profit de lieux plus déserts, en marge de la société compacte, comme les sous sols de la ville. Pour lui, ces espaces tapis au creux du marasme citadin respirent un air sacré et portent en eux l’âme véritable de la ville.

Sous sols humides, bâtisses délaissées, quais de gare à l’abandon, craquelés et ternis deviennent les supports de prédilection de l’artiste qui en recouvre tous les coins, des marches d’escaliers aux murs morcelés, chaque espace est investi pour alphabétiser. Apôtre cherche à se débarrasser des codes de fabrication d’un graff et se tourne ainsi vers un travail d’écriture picturale libre, en s’attachant à la mise en scène de cette griffe et a son usage dans ces espaces obsolètes ou en voie de disparition, qui retrouve une seconde vie sous le regard et le travail de l’artiste.

EXPOSITIONS CLÉS :

  • 2013 I Le M.U.R, Paris, France
  • 2012 I Le Musée Imaginaire, Paris, France
  • 2011 I Le mausolée, Paris, France

 

 

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