L’ATLAS

L ATLAS - courtesy Galerie MagdaDanysz - Les Bains - photo Stephane Bisseuil5

Né en France en 1978.
Vit et travaille principalement à Paris.

L’Atlas commence le graffiti dans les années 90. Fasciné par le travail du trait et de l’écriture, il part étudier la calligraphie arabe traditionnelle au Maroc, en Égypte et en Syrie. Il s’intéresse tout particulièrement au koufi, écriture géométrique dont il transpose les codes dans l’alphabet latin, créant ainsi sa propre typographie.

L’Atlas expérimente plusieurs media tels que la photographie, la peinture ou la vidéo. Après avoir travaillé un moment dans le cinéma, où il apprend les techniques traditionnelles du montage et réalise quelques documentaires, il développe un univers pictural où toute lettre est considérée comme une forme, et toute forme comme une lettre. Peu à peu, la ville elle-même lui apparaît chargée de signes dont il collecte la trace presque abstraite avec un système d’empreinte.

Artiste méticuleux à la recherche d’une certaine pureté, tant dans la forme que dans l’usage parcimonieux des couleurs. La pensée orientale, selon laquelle la dualité est source de complémentarité, occupe une  place prépondérante dans sa vie et dans son art. C’est de là qu’il puise l’essentiel de sa démarche artistique. On observe en effet une dichotomie récurrente entre le blanc et le noir dans la majeure partie de ses compositions. Souvent comparé au mouvement contestataire italien de la fin des années 60, l’Arte Povera. il renonce, la plupart du temps, à un équipement lourd qui pourrait le rendre tributaire de l’économie et des institutions culturelles. Il accorde une grande importance au processus, et plus précisément au geste créateur

Son travail sur le logo et la calligraphie le mène vers d’autres formes d’intervention dans la rue. Il devient, avec Zevs une figure du courant post-graffiti et conçoit une série d’interventions urbaines comme le tracé de boussoles urbaines dont une face au centre Georges Pompidou, réalisée parfois au gaffeur, un de ses outils de prédilection. Une autre de ses techniques consiste à prendre des empreintes des plaques d’égout par contact. L’œuvre de L’Atlas se veut réconciliatrice, entre la ville et l’homme, l’extérieur et l’intérieur. Avec le temps, sa pratique artistique évolue, parallèlement à sa présence dans la rue, vers la conception d’œuvres qui résistent au temps, et qui viennent naturellement s’inscrire, de même que les affiches ou les boussoles au scotch s’inscrivent dans la ville, dans des lieux d’exposition adaptés, sans perdre pour autant l’esprit contestataire et subversif qui les caractérise.

EXPOSITIONS CLES :

  • 2012 I Au delà du Street Art. Musée de la Poste, Paris.
  • 2011 I L’ATLAS vs TANC. Alliance Française, New Delhi.
  • 2011 I Punitions. Skalitzers Contemporary. Berlin.
  • 2010 I Scope / New York Art Show, New York.
  • 2010 I Biennale des arts graphiques, Musée d’Art Contemporain de Perm, Russie.
  • 2010 I L’Atlas. Mois de la Photo Off, Galerie G, Paris.
  • 2009 I Né dans la rue – Graffiti. Fondation Cartier, Paris.
  • 2007 I I was here. Galerie Beaubourg, Paris.
  • 2004 I L’invention du monde. Centre Georges Pompidou, Paris.

SWIZ

SWIZ - courtesy Galerie MagdaDanysz - Les Bains - credit photo Stephane Bisseuil2

Né en 1983, SWIZ commence le graffiti en 2000. Il peint d’abord des tunnels de métro avec son groupe, les 16T. Puis, il refait surface dans la ville à la recherche de nouveaux espaces à investir. C’est dans les friches industrielles qu’il trouve les surfaces idéales. Sensible à l’abandon de ces lieux, il leur redonne vie par sa peinture. La configuration des espaces, les matières et couleurs des murs, la destruction et le silence qui y règnent sont des contraintes qui nourrissent peu à peu sa peinture. Il développe aujourd’hui un style géométrique très dense et industriel. Avec du bois, du Posca, un compas, une scie sauteuse, de la peinture, un lieu abandonné, SWIZ restructure les espaces, jusqu’à créer une illusion visuelle où le sens de la perspective se perd.

STEW

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Né en 1978  en France.

Vit et travaille à Meudon, France.

A quatre ans à peine STeW à déjà redessiné la tapisserie de sa chambre au grand damne de ses parents. Plus tard, STeW transforme ses cahiers de cours en cahiers de croquis, au grand damne de ses professeurs.

En 1996, STeW découvre la bombe. Du cahier, il passe aux murs, aux terrains…puis aux trains sous le pseudonyme ODIO. Au grand damne de la police française ! Dissident, il doit fuir la France et se cache en Belgique où il étudie les arts appliqués.

En 2000, Paris lui manque. Influencé par le melting pot des cultures urbaines Hip Hop, Manga, Skate et Techno, il a besoin d’action. Amoureux de l’Art Japonais et des estampes en particulier, STeW s’inspire de ses maitres pour faire des remixs étonnants entre tradition et modernité, comme par exemple ce samouraï qui se ballade avec son Guetto-Blaster sur l’épaule ! Ainsi le dessin vectoriel, le pochoir, l’affiche et la sérigraphie se mêlent dans ses illustrations les plus récentes.

Ainsi collant ses personnages depuis 1998 sur les murs de Paris, STEW a défini un style qui lui est propre.

Les collages de l’artiste urbain STEW nous font voyager dans un autre monde avec comme image principale, celle du samouraï, guerrier héroïque de la culture japonaise. Représenté en noir et blanc dans différentes postures, certains sont accompagnés d’une touche de couleur émanant du visage.

Écailles de poisson, vagues et autres motifs nous rappellent les estampes japonaises et nous donnent envie d’admirer à nouveau les estampes des grands maîtres tels que Hiroshige, Hokusai ou encore Kuniyoshi. Mais l’artiste ajoute une touche personnelle à ses guerriers et des éléments contemporains tels que tête de mort, bracelet clouté, tatouage et bombe aérosol. Les samouraïs des temps modernes!

EXPOSITIONS CLES :

  • 2012 I Participation à l’événement De la Toison d’or – Dijon, France
  • 2012 I Résidence pour le festival Sans conservateur – Strasbourg, France
  • 2011 I Exposition collective « Poska Nostra 3°Edition » – Rouen, France
  • 2009 I Exposition collective « Chic & Stencil » @ Itinérance Gallery – Paris, France
  • 2008 I ATM Gallery – Berlin, Allemagne
  • 2008 I Inopérable Gallery – Vienne, Autriche
  • 2008 I Fondation Gallery – Mulhouse, France
  • 2008 I Miscelanea Gallery – Barcelone, Espagne
  • 2008 I Ink D Gallery – Brighton, UK
  • 2008 I Halcyon Shop Record – Brooklyn, USA

 

JAY ONE

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Né en Guadeloupe.

Vit et travaille à Paris et Londres.

JAY ONE Ramier fait partie des pionniers (dès le début des années 80) du graffiti dans la capitale française. Il commence très tôt à dessiner avec SKKI. Tous deux peignent près du Trocadéro puis s’installent terrain, devenu légendaire, de Stalingrad. Dans les années 80, ils fondent avec ASH le célèbre groupe BBC (Bad Boy Crew) et deviennent de véritables stars du graffiti. JonOne les rejoint ensuite au sein des BBC. A cette époque, JAY peint aussi certaines parties du mur de Berlin avant sa chute.

JAY ONE commence très tôt à utiliser d’autres médiums en complément de l’aérosol à la recherche de l’innovation et la pratique.

Pour cet artiste né aux Antilles l’art du graffiti est un espace de liberté inépuisable qui l’emmène à Berlin, Londres ou encore New York. Issu d’un milieu ouvrier il assume et clame l’expression d’une frustration, d’un sentiment mis en exergue dans son art, qu’il soit figuratif ou plus abstrait. Son style varie entre des graffitis participant d’une esthétique de l’abondance fait de courbes dynamiques et extrêmement colorées et ses toiles dont les vides viennent relever le caractère de ses portraits déstructurés.

Sélectionné dès 1994 par les Rolling Stones pour l’exposition itinérante « Mystère Vaudou Lounge » ; aujourd’hui exposé de Tokyo jusqu’au Grand Palais à Paris, cet artiste pour qui le groupe est une confrérie comme celles des grands maitres des époques classiques, est l’une des grandes figures de la culture urbaine de ces dernière années.

EXPOSITIONS CLES :

  • 2012 I 10 Years Galerie Magda Danysz, Paris
  • 2011 I Graffiti  » 40 ans de pressionisme », Grimaldi Forum, Monaco
  • 2009 I Tag au Grand Palais, Grand Palais, Paris
  • 2006 I Flip the Script, Miami Art Basel, Miami USA
  • 2006 I Rue, Grand Palais, Paris France
  • 2004 I La rue aux artistes, FIAC 2004, Paris France
  • 2002 I The revolution starts at home, DSL, Tokyo Japan
  • 1997 I Jay one, Musée d’Art Moderne, Tourcoing France
  • 1992 I Galerie Magda Danysz, Paris

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SPACE INVADER

SpaceInvader - Les Bains - courtesy Magda Danysz Gallery - Photo Stephane Bisseuil (5)

(Intervention réalisée par Space Invader en 2002 aux Bains Douches)

Né en 1969 à Paris.

Vit et travaille principalement à Paris.

Space Invader, est connu internationalement pour ses mosaïques qu’il sème à travers le monde entier. Celles-ci représentent des personnages du célèbre jeu vidéo édité par Taito en 1978, Space Invaders qui devint en 1980 un des premiers jeux vidéo à succès.

C’est dans sa vie natale, Paris, que Space Invader réalise en 1990 sa première mosaïque de Space Invader près de la Bastille, puis commence la réelle invasion, avec des pièces qui se multiplient dans les mégalopoles de Barcelone à Hong Kong en passant par des villes telles qu’Amsterdam, Bangkok, , Istanbul, Katmandou, Tokyo, jusqu’à Los Angeles où il appose sa marque sur les lettres « Hollywood » de la colline du même nom. Le concept n’est pas ici d’interpréter chaque œuvre de manière individuelle, mais de comprendre sa démarche dans un ensemble : celui d’une invasion du monde entier. D’ailleurs, lui-même compare son travail à celui d’un hacker en ce sens qu’il propage illégalement un virus au cœur du système via un gigantesque réseau de Space Invaders. La contamination de l’espace visuel et public, la rencontre entre le pixel et la mosaïque ou encore la transposition d’un jeu vidéo dans la réalité sont des enjeux dominants dans son travail.

Au cours du temps, les supports et les sujets se sont diversifiés. Si la mosaïque et les Space Invaders sont toujours respectivement son support et son thème de prédilection, des stickers et des personnages d’autres jeux vidéo comme ceux de la série Super Mario sont apparus dans les rues de Paris. La pose de ces figures, mi-vaisseaux, mi-visages, à des endroits la plupart du temps peu accessibles est effectuée sans permis avec des matériaux difficilement altérable. Ces Space Invaders sont cimentés sur les murs de la ville dans toutes sortes d’endroits.

A partir de 1999, il participe à de nombreuses expositions et salons auxquels: La FIAC, la Biennale d’art contemporain de Lyon, le Borusan Center for Culture and Arts d’Istanbul, à la Miami Art Basel ; il est également exposé dans des galeries de Los Angeles à Londres.

Malgré cette reconnaissance, Invader a toujours réussi à préserver son anonymat, « au tout début par sécurité puis par jeu », en effet, dans chaque ville son travail est réalisé de façon clandestine, en toute discrétion.

 

EXPOSITIONS CLES :

  • 2010 I Urban Alchemist, Miami Art Basel, Miami, USA
  • 2009 I Hitchhikers to the Galaxy, Musée des arts de Daejeon, Corée du Sud
  • 2008 I Insider, Outsider & the Middle, SCION, Los Angeles, USA
  • 2001 I And A, Osaka, Tokyo, Japon
  • 2000 I Fiac, Paris, France
  • 2000 I Armory Show, New York, USA

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FUTURA

Futura - Les Bains - courtesy Stephane Bisseuil - Galerie Magda Danysz (4)

Intervention de Futura réalisée en 1985 aux Bains Douches.

Né en 1955 à Brooklyn.
Vit et travaille à New York.

Légende vivante du graffiti de la première heure, FUTURA commence à peindre à l’âge de 15 ans : “j’avais des problèmes d’identité (…), je me suis dit, si je me mets à faire ça “du graffiti” je pourrais me forger ma propre identité”. Début 1970, il rencontre des membres de l’UGA, United Graffiti Artists, et c’est le writer STAY HIGH 149 qui lui donne la passion du writing. Il fonde avec d’autres graffeurs le collectif des SOUL ARTISTS. Cette période d’émulation artistique prend fin en 1973 lorsque FUTURA se retrouve impliqué dans un accident avec un autre writer : ALI. Il décide alors d’abandonner le graffiti et s’engage dans la marine pour quatre ans.

En 1979, FUTURA reçoit une lettre d’ALI qui lui demande de revenir à New York et de reprendre place dans le nouveau développement du writing. Tous les deux reforment un groupe sous le nom des Soul Artists of Zoo York. FUTURA reprend alors sa vie de writer dans le métro new-yorkais. En 1980, il collabore avec ZEPHYR au Studio Esses (un projet financé par le collectionneur Sam Esses qui permet à de nombreux graffeurs de passer à la toile et de s’épanouir comme plasticiens).

FUTURA est l’un des chefs de file de cette nouvelle orientation participant à de nombreuses expositions new-yorkaises des années 80 (à la Fashion Moda, au Mudd Club, à PS1).

En 1982,  il décroche sa première exposition personnelle à la Fun Gallery. Par la suite, ses œuvres seront visibles en Europe. FUTURA est l’un des rares graffeurs à être parvenu à s’imposer dans les milieux artistiques si tôt dans le mouvement. Peindre a toujours été pour FUTURA à la fois un moyen de se sentir connecté au monde et de s’en évader. La vitesse et le mouvement sont implicitement intégrés à la nature du graffiti mais le nouveau défi de FUTURA est de parvenir à contrôler l’énergie qu’il projette dans ses peintures.

EXPOSITIONS CLES :

  • 2011 I Art in the Streets, MOCA, Los Angeles, USA
  • 1989 I Galerie du jour Agnès B, Paris, France
  • 1989 I Musée de Vire, Normandie, France
  • 1980 I Fun Gallery, New York, USA

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STEN LEX

Sten Lex - Les Bains - courtesy Stephane Bisseuil - Galerie Magda Danysz (7)

Nés en 1982, en Italie.
Vivent et travaillent principalement en Italie.
STEN LEX est un  duo d’artistes originaires de Rome et Tarente en Italie. Tous deux nés en 1982, ils travaillent ensemble depuis 2000. Considérés comme les pionniers du pochoir urbain en Italie, leur travail est surtout le produit de parcours individuels. Mélange de pochoir et d’op art, les œuvres monumentales de STEN LEX sont réalisées à partir de milliers de bandelettes de papiers et composent des portraits de personnes que les deux artistes ont eux-mêmes photographiés, trouvées parmi des albums de famille ou encore des anonymes.

En 2008, STEN LEX ont pris part au Cans Festival de Banksy réunissant trente-neuf artistes internationaux dont Prism, Blek Le Rat, Faile, Vhils, Vexta. Mais c’est surtout après  en 2009, que STEN LEX ont développé leur technique mêlant collage, pochoir et op art réalisant ainsi des œuvres uniques à la fois poétiques et puissantes. En 2012 l’éditeur italien Drago leur consacre une monographie.

EXPOSITIONS CLES :

  • 2013 I Magda Danysz Gallery, Shanghai, Chine
  • 2012 I Centre de la Gravure et de l’Image imprimée, La Louvière, Belgique
  • Magda Danysz Gallery, Paris, France
  • Outer spaces, Poznan, Pologne
  • Open walls, Baltimore, USA
  • 2011 I køs — walk this way, Koge; Danemark
  • Nuart,  Stavanger, Norvège
  • Carandente Museum, Spoleto, Italie
  • Macro Museum, Rome, Italie
  • 2008 I Factory Fresh Gallery, Brooklyn, New York, USA
  • The Brick Lane Gallery, London, UK
  • Cans Festival, London, UK

BIBLIOGRAPHIE :

  • Eleanor Mathieson and Xavier A. Tàpies, Street Artists, the complete guide, London, Graffito Books, 2009.
  • Sten Lex, Stencil Poster, Drago.
  • Sten Lex (2010). Sten Lex,Rome, Drago (36 Chambers),2010.
  • Maximiliano Ruiz, Walls & Frames, Berlin, Gestalten, 2011.

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