POESIA

POESIA - courtesy Galerie Magda Danysz - Les Bains - Photo Stephane Bisseuil (6)

Poesia est un autodidacte originaire de la baie de San Francisco. Graffuturiste auto-proclamé, il est reconnu pour son style au départ sauvage qui a évolué de façon plus abstraite et conceptuelle. Membre du collectif Transcend, et du groupe Graffuturism nouvellement créé, Poesia s’est imposé comme un artiste à la pointe de la scène contemporaine. Il a été récemment présenté par le magazine « Complex » comme l’un des 25 artistes les plus importants de l’année 2012.

Son travail récent fait la transition entre le graffiti abstrait fondé sur le lettrage et sa version plus évoluée. Créateur  d’un style hybride, Poesia explose les formes et les couleurs en créant des ensembles énigmatiques sur le mur. Couches superposées, dégradés subtiles et effets de matières créent ainsi un dialogue profond entre art et graffiti.

EVA JOSPIN

EVA JOSPIN - courtesy Galerie Magda Danysz - Les Bains - Photo Stephane Bisseuil (6)

Né en 1975.

Vit et travaille à Paris.

Avec ses cartons, Éva emballe tout le monde. Elle découpe, creuse et sculpte cette matière tout sauf noble, comme d’autres la pierre ou le marbre. Éva Jospin, 35 ans, se destinait à l’architecture. Mais bifurque vers les Beaux-Arts, préférant façonner que tracer des plans. Du carton, elle aime qu’il ­résiste au coup de ciseaux, qu’il ne soit pas trop malléable: «Même le plus fin des orfèvres aurait du mal à en faire quelque chose de précis», s’amuse-t-elle. L’artiste le transforme en troncs, racines, feuillages. «La ­forêt parle à tout le monde: elle évoque autant la mythologie, l’architecture gothique que l’univers des dessins animés.» Des forêts où se perdre, comme par enchantement. Le rapport tautologique du médium élu par l’artiste, le carton, avec le sujet principal des œuvres, la Forêt, décuple chez le regardeur la sensation de perte de repères et lui ouvre les portes de l’imaginaire.

Eva Jospin expose en ce moment au domaine de Chaumont-sur-Loire ainsi qu’à la Manufacture des Gobelins à Paris. Elle participera également à Marseille capitale 2013 de la culture à la fin du mois.

JEF AEROSOL

JEF AEROSOL - courtesy Stephane Bisseuil3

Né à Nantes le 15 janvier 1957.

Vit et travaille à Lille.

Jean-François Perroy, plus connu sous le pseudonyme Jef Aérosol, est un artiste pochoiriste français issu de la première vague de « street art » des années 80. Il peint son premier pochoir à Tours en 1982. Il reste l’un des pionniers et chefs de file de cet art éphémère1. Jef crée souvent des portraits de personnalités comme Elvis Presley, Gandhi, Lennon, Hendrix, Basquiat, Amália Rodrigues, Dylan, etc. Mais une grande partie de son travail est consacrée aux anonymes de la rue : musiciens, passants, mendiants, enfants…

Jef Aérosol a peint sur les murs de nombreuses villes : Paris, Lille, Lyon, Nantes, île de Ré, Orléans, Tours, Londres, Lisbonne, Venise, Rome, Amsterdam, Chicago, New York, Bruxelles, Zurich, Pékin, Tokyo, Palerme, Dublin, Belfast, Athènes,Istanbul, Barcelone, Los Angeles, etc. Il a même collé son désormais légendaire « Sitting kid » sur la Grande Muraille de Chine2.

Ses travaux sont visibles dans de nombreuses expositions, festivals, art-fairs, ventes publiques et évènements internationaux, et il est représenté par plusieurs galeries en France et à l’Etranger.

Il a réalisé une fresque sur la façade du musée Robert Musil à Klagenfurt (Autriche), en novembre 20103. Sa présence muséale a également été appréciée au Musée des Avelines (Saint-Cloud) où une grande exposition personnelle lui a été consacrée en 2011 et au Palais des Beaux Arts de Lille où un polyptyque de ses œuvres a été présenté lors de l’exposition « Babel » (2012) Il a également été invité par l’ambassade de France à Tokyo, pour participer à la prestigieuse manifestation « No man’s land exposition » (novembre 2009 – février 2010), en compagnie de nombreux artistes japonais et français, dont Monsieur Chat, Speedy Graphito, Christian Boltanski, Claude Lévêque et Georges Rousse.

En 2012, Jef Aérosol célèbre ses 30 ans de pochoir ! À cette occasion, la galerie Magda Danysz (Paris – Shangaï) a organisé hors les murs une grande exposition rétrospective à Orléans, dans un lieux prestigieux : la Collégiale Saint Pierre Le Puellier (juin-juillet 2012) et un ouvrage sortira en mars 2013 à l’occasion de cet anniversaire (éditions Alternatives)

En 2011, Jef a réalisé à Beaubourg (Paris) son plus grand pochoir à ce jour (350 m2), intitulé « Chuuuttt !!! » et situé au cœur de la capitale, place Stravinski, face à la fameuse fontaine Tinguely – Nikki de St Phalle et tout près du Centre Georges Pompidou. Parmi les autres fresques de grand format réalisées par Jef, il y a : « Miossec » (Brest), « Hendrix » (La Louvière, Belgique), « Ray Charles & Otis Redding » (La Rochelle), « Electric City : Basquiat, Warhol, Haring » (Le Havre), « MIN » (Lomme – Lille)…

SPE

SPE - courtesy Stephane Bisseuil

LEK + SOWAT

LEK SOWAT - courtesy Galerie Magda Danysz - Les Bains - Photo Thiais (1)

LEK

Né en 1971 à Paris.
Vit et travaille à Paris.

L’art de LEK, artiste et écrivain parisien, s’exprime avec force dans le graffiti. Il a grandi dans le 19e arrondissement, berceau de plusieurs graffeurs dans les années 1980. A cette période il commence à peindre, ou comme il le signifie lui-même « à s’imprégner des richesses que le graffiti a à offrir ». Influencé par SKKI, JAY ONE, LOKISS et d’autres, il commence à définir son propre univers graphique avec des notes à la fois mécaniques ou organiques, futuristes ou abstraites. Avec la LCA, son groupe, il crée une véritable identité visuelle reconnaissable à sa forme pure et minimaliste, qui était alors très peu considérée par les autres membres du mouvement urbain français. Continuant à pousser ses compositions et ses lettres de plus en plus loin LEK aborde un style déconstruit, stratifié mais en jouant toujours sur l’épuré et le géométrique, minimisant les couleurs pour produire un impact fort. L’objectif est de conduire le regard vers le mot grâce à la défragmentation de ces segments brefs et saccadés.

LEK explore la ville, sans cesse à la recherche de nouveaux endroits où apposer sa marque, notamment des zones industrielles, des stations abandonnées, des sous-sols, des immeubles désaffectés… C’est l’instinct de curiosité qui mène ses explorations et son travail et lui permet d’obtenir ou de chercher toujours une forme de liberté.

LEK expose ses œuvres au cours de plusieurs évènements. Il participe en 2009 à l’exposition TAG au Grand Palais. En août de la même année il se lance, avec son ami l’artiste SOWAT, dans le plus important de ses projets à ce jour : le Mausolée, un espace de 40 000 mètres carrés, un supermarché abandonné dont il recouvre les murs avec l’aide d’une quarantaine d’artistes invités. Pendant plus d’un an ils y peignent des fresques spectaculaires, les photographient et les filment puis en tirent un livre et une exposition itinérante. Présenté au Palais de Tokyo, LEK s’expose partout sur les murs de Paris. Son habilité à pousser le medium du graffiti sans pour autant s’attacher à sa tradition projette sans cesse son art aux niveaux supérieurs.

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SOWAT

Né en 1978 à Marseille.
Vit et travaille  à Paris en France.

SOWAT commence à peindre à 15 ans dans les rues de Marseille avec un groupe d’amis qui taguent les voies ferrées. Faisant toujours usage de la lettre c’est d’abord pour impressionner ses camarades que SOWAT prend ses premières bombes de peinture. Après avoir passé plusieurs années à taguer les rues, les autoroutes et les murs de sa ville natale SOWAT décide d’expérimenter le coté réellement artistique du graffiti dans les années 2000, réalisant des œuvres monumentales au Mexique, au Brésil ou en Argentine par exemple, exposant dans des galeries et institutions. Toujours à la recherche de nouvelles façons de jouer avec les lettres, SOWAT se tourne alors naturellement vers la calligraphie, en essayant d’adapter les styles et les techniques de cet art ancien à la robustesse des espaces en friches et des usines désaffectées où il aime à s’exprimer.

En rejoignant le groupe DMV il se lance dans un nouveau projet : celui de peindre sur toile ce que les rues lui ont appris que ce soit grâce à des tags en dripping, des lettres courbées, etc. En 2009, il rencontre LEK initiant alors un travail à quatre mains qui arrive à son point culminant avec leur projet « Mausolée ». Ce supermarché de 40 000 m² laissé à l’abandon et découvert par LEK qui devient le Saint Graal des deux artistes qui y invitent une quarantaine de confrères pendant près d’un an afin de s’approprier les lieux et qui été suivi du projet spécial « Dans les entrailles du Palais » au Palais de Tokyo.

MOSKO et Associés

MOSKO - courtesy Galerie Magda Danysz - Les Bains - photo Stephane Bisseuil5

Gérard Laux, alias Mosko

Né  à Paris, France en 1953

Vit et travaille à Paris, France

Membre fondateur du collectif Mosko et associés, Gérard Laux commence son activité de peintre urbain en 1989 dans le quartier de la Moskowa (Paris 18e) d’où Mosko. La mise en place de pochoirs polychromes animaliers sur les murages et palisades se veut dès l’origine colorée, joyeuse. Cette demarche est immédiatement  soutenue par les riverains. Rejoint en 1990 par Michel Allemand, le duo, durant de nombreuses années, s’impliquera dans la reconquête de quartiers déshérités de l’Est parisien par une approche artistique ludique et sociale. S’inscrivant dans le courant de l’art urbain les collaborations seront multiples avec d’autres artistes tels Jérôme Mesnager, Nemo, Jef Aérosol, Speedy Graphito tant dans la rue qu’au cours de manifestations culturelles. Un tournant important s’opère en 2004 avec la sortie de la monographie Peignez la girafe et d’une première exposition éponyme. Depuis, d’autres livres et expositions jalonnent un parcours atypique d’ouvrier du Livre à acteur indéfectible de la mouvance “street art”.

EXPOSITIONS CLÉS :

  • Bestial sur invitation de Miss Van, Galerie Iguapop, Barcelone, Espagne
  • Stencil History X Galerie Miscelanea Barcelone, Espagne
  • L’art urbain, Galerie Alexis Lartigue, Paris, France
  • Galerie Ligne 13, Paris, France
  • Galerie Anne Vignial, Paris, France
  • Portes ouvertes de Ménilmontant, Paris, France
  • La Grange aux Belles, Paris, France
  • Paris-Pochoirs chez Robert Electron libre, Paris, France
  • Peignez la girafe Espace Beaurepaire, Paris, France

 

NASTY

NASTY - courtesy Galerie Magda Danysz - Les Bains - photo Stephane Bisseuil5

Né à Paris ne 1974.
Vit et travaille à Paris, France.

NASTY commence en 1988 le graffiti et se distingue rapidement en peignant d’imposantes pièces hautes en couleur sur les métros parisiens. Apôtre de la première heure du graffiti parisien, il a largement contribué à la reconnaissance du mouvement dès ses premières heures. Rapidement, au début des années 90, il est aussi exposé en galerie, mettant déjà en valeur les chocs de couleurs qui font sa signature. En 2000, il commence à peindre sur les plaques émaillées du métro parisien, intervenant sur un élément incontournable de la signalétique urbaine. Il souligne à l’époque la difficulté d’intervenir sur un signe fort et déjà graphiquement très étudié. Cohérence, harmonie mais aussi contrastes et impact visuel immédiat sont les buts rechercher de ses lettrages, perpétuant ainsi l’esprit originel du graffiti.

Son parcours depuis 1988 a été retracé dans un livre publié aux éditions Alternatives: «Nasty & Slice, Artistes en cavale». Plus récemment, Arte lui a consacré un documentaire de 26 minutes, dans l’Art & la Manière, visible sur Youtube et DailyMotion

EXPOSITIONS CLÉS :

  • 2012 I Improvisations et compositions Galerie Hélène Bailly, Paris, France
  • 2012  I French Invasion, Castanier Gallery, Los Angeles, USA
  • 2012 I Galerie Celal, Paris, France
  • 2009 I Tag au Grand Palais, Paris, France
  • 2000 I Nasty & Slice, Galerie Magda Danysz, Paris, France
  • 1992  I Urban Art, Galerie Magda Danysz, Paris, France
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