La fermeture entre amis

25 avril 2013 – Les Bains

« Larme à l’œil, après quatre mois de résidence artistique nous quittons ces lieux… Laissons à la mémoire des uns et des autres ces quelques images disponibles, seul témoignage que nous pouvons à ce jour partager de ce qui a été une aventure magnifique, inédite et unique. A l’image du lieu, tout cela est devenu mythique. Si je puis sortir de ma réserve et avouer dans un élan de sincérité que nous ne nous y attendions pas, c’est avec une nostalgie palpable que ce soir j’ai fermé, pour une dernière fois, la porte de la rue du Bourg l’Abbé. Attendant la renaissance de ce lieu qui nous reviendra sous peu, après ses travaux d’embellissement qui débutent aujourd’hui. Merci à Jean-Pierre pour nous avoir laissé tout envahir, à Colombe pour avoir rendu ce projet inoubliable avec une soirée légendaire et surtout merci aux artistes pour avoir joué le jeu, dépassé toutes les espérances et montré que l’art pour l’art c’est ce qu’il y a de plus beau. Dans un monde où sont tombées les illusions vous avez montré qu’il était encore possible de rêver… »

Magda Danysz, mai 2013

« Nous sommes dans un lieu historique, Silence »
Jacques Villéglé, sur les murs des Bains, mars 2013

 

Remerciements  :

Jean-Pierre Marois, Jean-Louis Corruble, Alexander Kellas, Colombe de la Taille, Raphaële Diais, Mathias Enthoven, Maxime Lindon et toute l’équipe d’ADL Conseil, Clémence, Sophie, Elise, Prisca, Jeanne, Fanny, et toute l’équipe de la Galerie Magda Danysz, Arthur Roussel, Joelle et David Robin et toute l’équipe de l’Agence WEBCOM qui a rendu ce site possible, à Liquitex pour son soutien, Technikart et Fabrice pour cette mythique soirée, à Magali Moreau, à Stéphane Bisseuil et Jerôme Cotton pour avoir immortalisé tout cela, à Mila pour sa patience et son amour… et tous ceux qui ont su rêver avec nous.

Merci au 9ème concept, Apôtre, Ash, Jef Aérosol, Babou, Philippe Baudelocque, Cédric Bernadotte, Mr BrainWash, C215, Thomas Canto, Clone, Dem189, Futura, Gilbert1, Jay, Eva Jospin, Jean-François Julian, Katre, L’Atlas, Legz, Lek, LeModuleDeZeer, Ludo, Sandra Matamoros, Jérôme Mesnager, Mosko et associés, Nasty, Parole, Poesia, Popay, Psy, Sambre, Joachim Sauter, Seth, Skki, Sowat, Space Invader, Spe, Sten Lex, Stew, Jeanne Susplugas, Tanc, Teurk, VHILS, Jacques Villeglé, WXYZ, YZ, Gérard Zlotykamien…

JTA

SAMBRE

SAMBRE - courtesy Galerie Magda Danysz - Les Bains - Photo Stephane Bisseuil (5)

Né en 1984 en Ardèche.
Vit et travaille à Paris.

Formé à la menuiserie et diplômé des Métiers d’Art en sculpture sur bois de l’école Boulle, Sambre est un artiste aux talents multiples, variant les media, les supports et les dimensions. Profil atypique dans le milieu du street art, son travail se développe au fur et à mesure de ses voyages, de ses rencontres et collaborations, en République Tchèque notamment et en Belgique où il travail avec Eyes B, Parole ou d’autres. Leur style se démarque par un procédé particulier, jouant du perçage des sprays pour obtenir une réalisation picturale en équilibre entre le chaotique et l’organisé, aux couleurs denses et abondantes.

Ne se limitant cependant pas à une technique spécifique, Sambre est à l’aise tout aussi bien avec le bois, sa matière de prédilection, qu’avec le métal ou le verre. Son travail s’étend en trois dimensions : des œuvres en volume, des installations, des sculptures mixtes qui allient tour à tour des courbes ondulantes quasi végétales aux influences art nouveau et des segments droits qui s’entrechoquent. En  constante évolution son travail prend sa source directement dans l’environnement qui l’accueille. La réalisation de chaque pièce est ainsi le fruit d’une réflexion quant à sa fonction dans l’espace qui lui est imparti et l’interaction entre tous les éléments à sa disposition.

De l’abstraction lyrique à la typographie géométrique, Sambre organise une transition fluide entre ces différents styles qui forment son œuvre. En tant que membre incontournable de la jeune génération de street artistes, il participe à de nombreuses manifestations collectives notamment au Mausolée de LEK et SOWAT, ou encore au Musée Imaginaire dans le 20e arrondissement de Paris.

EXPOSITIONS CLÉS:

  • 2012: Performances, La Villette Paris, France
  • 2012: Déclic, Ansière, France
  • 2011: Soirée Plastic, White Hotel, Bruxelles, Belgique
  • 2011: Art Asylum, Bruxelles, Belgique
  • 2011: Espace la Friche, Paris, France
  • 2010: Parcours d’artiste, Pilsner fest, République Tchèque

MR BRAINWASH

MR BRAINWASH - courtesy Galerie Magda Danysz - Les Bains - Photo Stephane Bisseuil (9)

Né en 1966 en France.
Vit et travaille à Los Angeles.

Mr Brainwash (MBW), pseudonyme de Thierry Guetta, est un artiste français d’art urbain au centre du film de Banksy, Faites le mur !

Selon le film Faites le mur !, il serait le cousin de l’artiste Invader. Il vit à Los Angeles depuis l’âge de quinze ans, où il a vendu des fripes, œuvré pour la marque de vêtement « Too Cute » qui dessinait des produits pour le magasin des Studios Warner, fondé la société de production Entertainment et dirigé le club « La vie en rose ».

Passionné de vidéo depuis toujours et de street art depuis la fin des années 1990, Mr Brainwash aurait suivi les plus grands noms de ce milieu (Banksy, Shepard Fairey, André…), caméra à la main pendant sept ans avant de sortir en 2006, avec l’aide du réalisateur suisse Joachim Levy, le documentaire Life Remote Control. Ce documentaire n’a été diffusé en 2006 qu’au marché du film de Cannes devant un public professionnel, avant d’être partiellement intégré comme bonus dans la version américaine du DVD de Faites le mur !.

En 2008, Mr Brainwash organise une exposition intitulée « Life is beautiful » à Los Angeles dans les anciens locaux de CBS. Bien qu’il n’ait jamais exposé jusque-là, grâce au buzz, l’exposition sera un succès attirant plus de 7 000 visiteurs durant plusieurs mois.

Sa deuxième exposition, « ICON », s’est tenue à New York le 14 février 2010 et sa troisième, « Under Construction », s’est tenue durant tout le mois de décembre 2010 à Miami. Le 5 Aout 2012 s’est ouvert, à Londres, sa première exposition en solitaire, au Royaume-Uni. L’exposition se tient sur New Oxford Street, au The Old Storting Office. À l’origine devant se tenir un mois, l’exposition est prolongée d’une semaine suite au succès qu’elle rencontre. Comme pour les expositions antérieures, posters et cartes postales sont entre autres offerts aux visiteurs.

Mr Brainwash est l’auteur de la couverture de l’album Celebration de Madonna sorti en 2009. En 2012, Mr Brainwash est sollicité pour réaliser le clip « Metropolis » de David Guetta & Nicky Romero en style street-art.

LEK

LEK - courtesy Galerie Magda Danysz - Les Bains - Photo Stephane Bisseuil (2)

Né en 1971 à Paris.
Vit et travaille à Paris.

L’art de LEK, artiste et écrivain parisien, s’exprime avec force dans le graffiti. Il a grandi dans le 19e arrondissement, berceau de plusieurs graffeurs dans les années 1980. A cette période il commence à peindre, ou comme il le signifie lui-même « à s’imprégner des richesses que le graffiti a à offrir ». Influencé par SKKI, JAY ONE, LOKISS et d’autres, il commence à définir son propre univers graphique avec des notes à la fois mécaniques ou organiques, futuristes ou abstraites. Avec la LCA, son groupe, il crée une véritable identité visuelle reconnaissable à sa forme pure et minimaliste, qui était alors très peu considérée par les autres membres du mouvement urbain français. Continuant à pousser ses compositions et ses lettres de plus en plus loin LEK aborde un style déconstruit, stratifié mais en jouant toujours sur l’épuré et le géométrique, minimisant les couleurs pour produire un impact fort. L’objectif est de conduire le regard vers le mot grâce à la défragmentation de ces segments brefs et saccadés.

LEK explore la ville, sans cesse à la recherche de nouveaux endroits où apposer sa marque, notamment des zones industrielles, des stations abandonnées, des sous-sols, des immeubles désaffectés… C’est l’instinct de curiosité qui mène ses explorations et son travail et lui permet d’obtenir ou de chercher toujours une forme de liberté.

LEK expose ses œuvres au cours de plusieurs évènements. Il participe en 2009 à l’exposition TAG au Grand Palais. En août de la même année il se lance, avec son ami l’artiste SOWAT, dans le plus important de ses projets à ce jour : le Mausolée, un espace de 40 000 mètres carrés, un supermarché abandonné dont il recouvre les murs avec l’aide d’une quarantaine d’artistes invités. Pendant plus d’un an ils y peignent des fresques spectaculaires, les photographient et les filment puis en tirent un livre et une exposition itinérante. Présenté au Palais de Tokyo, LEK s’expose partout sur les murs de Paris. Son habilité à pousser le medium du graffiti sans pour autant s’attacher à sa tradition projette sans cesse son art aux niveaux supérieurs.

EXPOSITIONS CLÉS:

  • 2013 I LEK, SOWAT, Dem189, Palais de Tokyo, Paris
  • 2013 I Dépaysement, Marseille
  • 2011 I WIP Villette, Paris
  • 2011 I Tag’nTof, Paris
  • 2010 I Exposition de du Graffiti Art Magazine, Paris
  • 2009 I Tag, exposition de groupe, Grand Palais, Paris

BABOU

BABOU - courtesy Galerie Magda Danysz - Les Bains - Photo Stephane Bisseuil (4)

Né à Paris, France en 1972.

Vit et travaille à Paris.

1985. Quand Babou fait ses premiers tags à Paris il n’a pas 13 ans. Le graffiti est une révélation. Fasciné par la culture underground américaine et par le « skyline » des villes, Babou crée à la bombe des panoramas urbains originaux qui évoquent les univers de James Elroy et Jack Kerouac. Accumulations architecturales, panneaux publicitaires triomphants, lumières de la ville et clins d’oeils interlopes. L’oeuvre de Babou est cinématographique et aguicheuse, urbaine et clignotante, attirante comme la lumière rouge des boudoirs tarifés.

« Babou’s practice focuses on the performance and ambiance of tagging – the social and visual interaction with urban nightlife, the desire and the unease of being watched. His images seek to recreate the energy and movement of the street, using the city walls as canvas and transforming them into images that question the contemporary ‘État d’Être’. «  Kelly Reiffer, Skalitzers gallery Berlin

Babou  A.K.A. Nightlife, Co-fondateur des soirées Activist puis Directeur artistique du ScopClub en 2012 déniche depuis une 10zaine d’années des sons électro underground, tissant de fait des liens artistiques avec une scène mondiale sous-terraine. Il organise des soirées entre Berlin, Bruxelles et Paris et développe son travail plastic sur le thème de la nuit à travers son travail photographique sur le Night clubbing et ses recherche sur la Matière noire.

EXPOSITIONS CLÉS:

  • 2013: Installation GESU church – Bruxelles
  • 2012: Galerie Florence Leoni- Paris
  • 2012: Direction artistique et Décoration du ScopClub 5, avenue de l’opéra 75001 – Paris
  • 2011: Installation White Hotel – Bruxelles
  • 2011: Art Asylum – Bruxelles
  • 2011: Skalitzers Contemporary Art – Berlin
  • 2010: Le mur – Paris
  • 2010: Plastic festival – Bruxelles
  • 2010: Skalitzers Contemporary Art – Berlin
  • 2010: Galerie la place forte – Paris
  • 2010: « Sweet » Galerie In my room – Paris
  • 2009: « Né dans la rue » Fondation Cartier – Paris
  • 2009: VAO Espace Beaurepaire – Paris
  • 2009: Urban art festival – Munich
  • 2009: Tag au grand palais – Paris
  • 2009: « Hour love » Studio55 – Paris
  • 2009: « Reload » Galerie Celal – Paris
  • 2009: Galerie Chappe – Paris
  • 2008: « Babou & Sirius » Studio55 – Paris
  • 2008: Galerie Moretti&Moretti – Paris
  • 2008: Galerie /nikky Marquardt – Paris
  • 2007: Galerie Chiellerie – Amsterdam
  • 2007: Espace Louis Vuitton – Paris
  • 2007: Rentrée artistique Galerie W – Paris
  • 2006: « Intersections » Boaz – Bruxelles
  • 2006: « The content of my head is invisible » Espace Beaurepaire – Paris
  • 2006: Installation gare de Paris Bercy
  • 2006: « City heart » Galerie Chappe – Paris
  • 2005: Urban art festival – Lausanne
  • 2005: décoration de la scène national de Dieppe
  • 2004: Galerie la lune en parachute – Epinal

TEURK

20130425-L1010726- Lightroom org - courtesy Stephane Bisseuilbd

Teurk est issu de la seconde génération de graffeurs, celle des années 90, l’âge d’or du hip-hop. Qualifiant encore ses premières armes comme celles d’un vandale, Teurk a su arriver du street-art à l’art contemporain. La rue est sa seule école et, bien que le graffiti laisse, comme il le dit lui-même, une trace indélébile sur tout ce qui l’entoure, il fait preuve d’une volonté constante dans le renouvellement de ses techniques et de ses supports.

Son contact avec les pays en guerre marque sa vision du monde de façon décisive. En 1995, il se rend à Beyrouth où il réalise une série de photos révélant les stigmates d’une ville criblée de balles. Ce voyage est le début d’une suite de projets artistiques qui le conduiront dans des pays en proie à de violents conflits: en Bosnie, peu après la fin de la guerre, où il peint sur les ruines du Pont de Mostar, puis à Hébron et Jérusalem Est.

Après avoir peint pendant des années sur des murs de béton, c’est vers le béton lui-même que Teurk porte son attention. Qu’il soit peint, forgé, collé, sérigraphié ou utilisé comme matériau de construction minutieuse de murs qu’il détruit aussitôt, le béton est devenu son logotype, la marque de fabrique qui rappelle son origine essentielle. Comme Télèphe blessé puis guéri par la lance rouillée d’Achille, il propose de retourner le béton contre le béton, pour introduire la possibilité d’une faille, d’une fissure d’où pourront pousser librement les hautes herbes de l’indiscipline.

Arme du béton, Teurk inclu l’acier dans son travail. Sculpteur impénitent, maîtrisant parfaitement la disqueuse sur ses imposantes structures, il plie les feuilles métalliques et érige des totems d’acier strié comme autant de colosses impossibles à abattre.

Étape par étape, Teurk rentre dans l’essence de la matière. Aujourd’hui il décortique et met en scène les ondes magnétiques et réussit intelligemment à conceptualiser un long travail plastique protéiforme.

Tarek Benaoum

CLONE - courtesy Galerie Magda Danysz - Les Bains - Photo Stephane Bisseuil (6)

Né en 1978, à Salé au Maroc.

Vit et travaille à Paris

Captivé par la vague graffiti, à l’aube des années 90, Tarek manifeste le besoin de s’exprimer librement. Âgé de quatorze ans, une bombe de peinture et des marqueurs à la main, il s’adonne à cet art sous le pseudonyme de «CLONE». Depuis il ne cessera d’explorer ce mouvement artistique en mêlant graffiti et calligraphie. Tandis qu’il explore cette voie il se tourne vers la calligraphie qu’il considère comme une continuité inhérente à sa passion pour l’Écriture (la lettre, le lettrage … ).

Tarek met alors ses armes à l’épreuve au travers de stages de calligraphie latine (calligraphie, écritures et typographie). En outre, il reçoit les enseignements de professeurs renommés tels que : Kitty SABATIER, Véronique SABARD, Hassan MASSOUDY tandis qu’il fréquente le Scriptorium de Toulouse de monsieur Bernard ARIN ,cette formation, au Scriptorium de Toulouse, durant quatre ans, lui permet d’explorer d’autres moyens de s’exprimer.

La peinture des mots ici parle et est un lieu « d’où ça parle ». Son aire de jeu : lieux publics, peintures murales citadines, hôtel, restaurants, clubs de nuit … un tout qui se regarde en prise direct ; mots de tous et de chacun (amour, violence, expérience, bonheur, vie, sexe, musique … ).

Fracture de mots ; phrases, citations, textes, poésies, aphorismes : un univers se dessine dans des espaces nouveaux. Tarek explore un « brouillage sémantique » anticonformiste et novateur. En effet, son art met en relief la dilution du temps par une technique d’enchâssement des lettres et des mots, de superpositions, d’étirements verticaux, horizontaux : ce flot ondulatoire. De la sorte, son savoir-faire transpose et transcende les codes de la calligraphie revisités, inscrits et renouvelés. Son postulat : utiliser les écritures, la calligraphie et la typographie en tant que médium décoratif à part entière. Autrement, sur le plan artistique cela lui permet de repousser les limites d’une vision académique.

Il a récemment mis sa plume au service de lieux tendances comme les Mama Shelter (Paris, Marseille, Istanbul, Lyon) Hôtel imaginé par la famille TRIGANO et Phillipe STARCK. Le SLS hôtel à Miami (design by STARCK). Les Folies Douces  (Val d’Isère, Val Thorens , Méribel), nouveaux concept de chalets d’altitude.

Haut de la page